Arcade Fire – Everything Now

Nous sommes le 03 août. Le dernier né d‘Arcade Fire est sorti il n’y a pas une semaine et après une dizaine d’écoutes nous sommes prêts à vous en parler.

 

Everything-Now-Night-version

 

Difficile d’être objectif quand le meilleur groupe contemporain sort un nouvel album. D’autant plus lorsqu’on les a vu trois fois sur scène et qu’à chaque fois le miracle a opéré. Une magie qui semble accompagner le groupe depuis ses débuts (Funeral en 2004) sans jamais se dissiper. Un feu sacré qui ne s’éteint jamais même quand le groupe passe trois ans à préparer un album. Après Reflektor en 2014, faites place à Everything Now. Un album déconcertant, surprenant, envoûtant, agaçant qui doit son salut à quelques fulgurances. Voilà ce qu’on s’est dit à la première écoute. Presque une semaine plus tard on a complètement changé notre fusil d’épaule. Everything Now est un géant.

 

Qu’il est bizarre cet album. Des morceaux décousus, des rythmes qui s’accélèrent, d’autres qu’on aimerait plus péchus, une déconstruction presque systématique de tout ce qu’on entend. Comme si on nous enlevait tout ce qu’on aimait. Oui mais pour mieux nous le renvoyer à la figure.
La magie de Everything Now est là : réussir à changer le goût des choses.

 

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Évidemment certaines choses ne changent pas. Après presque 13 ans d’Arcade Fire on ne sait toujours pas s’il faut danser ou prier tant leur univers flotte perpétuellement entre euphorie et mélancolie.

 

Nous prenions les montréalais pour des magiciens nous avons désormais une certitude : ce sont des sorciers. Mais des gentils sorciers. Dans leur monde, ils ont convié Thomas Bangalter des Daft Punk pour superviser le tout. Une influence pas forcément visible hormis dans Chemistry très daftpunkien pour le coup. Une ouverture d’esprit qui permet au groupe de progresser d’album en album et de s’enrichir. D’ailleurs Put Your Money On Me ne sonnerait pas encore James Murphy ?

 

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Le seul petit bémol qu’on émettrait sur l’album c’est sa durée. Seulement 47 petites minutes contre plus d’une heure dix pour Reflektor. 47 minutes sur lesquelles on doit enlever les morceaux de transition (dont on ne comprend pas encore l’intérêt). Le reste est saisissant. Un condensé de tubes propulsé dès le départ par Everything Now qui donne envie de hurler ses cœurs en levant les bras au ciel. Flippant.

 

Maintenant il nous faut attendre le grand rassemblement de fidèle. Win, passe par Paris, histoire qu’on revive encore une incroyable communion.

 

Arcade-Fire-everything-now-tracklisting

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Marine

" J'ai toujours rêvé de faire du cinéma. Comment vous êtes entré dans le cinéma ? C'est pasque je connais l'ouvreuse... " @Marine2MP


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